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Fin 2009, l'AFILOG, s'appuyant sur les données de la FEVAD (fédération professionnelle de la vente à distance) souligne que la progression du volume du "e-commerce" est cinq fois plus rapide que celle de la consommation. Les quelques 60.000 sites Internet marchands dégagent en 2009 un chiffre d'affaires de 25 milliards d'euros. Ce chiffre global s'applique à une réalité différenciée entre des secteurs tels que les libraires, les distributeurs généralistes, les soldeurs, etc., qui mettent en œuvre des logistiques spécifiques.
Près de 37.000 sites marchands existaient en 2008, contre 8.000 répertoriés en 2004, ce qui représentait 8% du nombre total d'entreprises en France.
Dans tous les cas, la livraison à domicile prédomine et participe au confort du consommateur. Il est même fréquent qu'aucune autre solution ne soit proposée au client.
On note que le "e-commerce" est devenu un secteur concurrentiel qui conduit donc ses prestataires à s'organiser au mieux afin de conserver leur clientèle avec laquelle ils bénéficient d'un rapport direct au moment de la livraison : le livreur est l'image de l'entreprise !
Les livraisons effectuées dans le cadre d'achats en "e-commerce" génèrent un nouveau marché intéressant pour les distributeurs et leurs prestataires logistiques.
Les "e-commerçants" viennent, soit de l'économie traditionnelle, soit sont des pure players venus d'ailleurs. Leurs solutions logistiques couvrent un large spectre de solutions : pour la FNAC, le "e-commerce" est traité à travers un réseau dédié sans contact avec le réseau des magasins. Il en va de même pour Monoprix pour ce qui est du commerce non alimentaire alors qu'à l'inverse les livraisons alimentaires s'effectuent par un picking dans le magasin le plus proche du client.
Les pure players ont construit des réseaux neufs, s'appuyant parfois sur un grand prestataire externe (par exemple, DHL pour Venteprivée.com). À long terme, les logisticiens deviendront-ils des "e-commerçants" ? On connaît le cas des messagers japonais, les takkyubin, qui ont opéré une intégration verticale et, à partir de leur fonction de transport, sont devenus aussi des distributeurs vendant et livrant des produits sous leur propre marque. Il reste évidemment à analyser la dimension immobilière de ces évolutions et les nouveaux marchés à identifier et développer.
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